Introduction
Acheter un diapason peut sembler simple : on choisit une fréquence, on le fait vibrer et le tour est joué. Pourtant, lorsque l’on commence réellement à comparer les modèles disponibles, les choses se compliquent rapidement.
Faut-il choisir un diapason en aluminium ou en acier ? Est-il préférable qu’il soit lesté ou non lesté ? Pourquoi certains affichent-ils une fréquence ronde, comme 128 Hz ou 256 Hz, alors que d’autres vont jusqu’à deux, voire trois chiffres après la virgule ? Cette précision est-elle réellement utile ? Et surtout, comment expliquer que deux diapasons qui se ressemblent presque parfaitement puissent être vendus à des prix très différents ?
Toutes ces questions sont légitimes, car un diapason ne se résume pas à la fréquence gravée sur ses branches.
Le matériau utilisé, la qualité de fabrication, la précision recherchée, le calibrage, la stabilité de l’instrument, mais aussi la présence ou non de masses sur ses branches vont influencer son comportement et déterminer l’usage auquel il est le mieux adapté.
C’est pourquoi, avant même de parler de fréquence, je vous propose de procéder dans l’ordre et de vous poser trois grandes questions :
- Comment reconnaître un diapason de qualité ?
- Faut-il choisir un diapason lesté ou non lesté ?
- Quelle fréquence choisir selon l’utilisation recherchée ?
Vous verrez qu’au bout du compte, le meilleur diapason n’est pas celui qui affiche le chiffre le plus séduisant, mais celui qui correspond réellement à ce que vous souhaitez en faire.
Comment reconnaître un diapason de qualité ?
Lorsque l’on cherche à choisir un diapason, notre regard se porte naturellement sur le nombre inscrit sur l’instrument : 128 Hz, 256 Hz, 292,89 Hz…
Pourtant, deux diapasons portant exactement la même fréquence peuvent être très différents.
Un diapason est un instrument mécanique. Sa fréquence propre dépend notamment de sa géométrie et des propriétés physiques du matériau dont il est constitué. La longueur et la section de ses branches, le matériau utilisé et la qualité de fabrication participent donc à son comportement vibratoire.
Autrement dit, avant de regarder uniquement le chiffre gravé sur le métal, regardons ce qui se cache derrière.
Le matériau du diapason : aluminium, acier ou alliage spécifique ?
En apparence, un diapason est un objet d’une simplicité presque déconcertante : un manche et deux branches métalliques.
Lorsqu’on le frappe, ses branches sont mises en vibration. Or la manière dont elles vibrent dépend à la fois de leur forme et des caractéristiques mécaniques du matériau utilisé, notamment sa densité et sa rigidité.
Le choix du métal n’est donc pas seulement esthétique ou commercial.
Vous pourrez rencontrer des diapasons en acier, en aluminium, en alliage d’aluminium ou constitués d’autres associations métalliques selon les fabricants.
Il ne s’agit pas de dire qu’un matériau serait systématiquement « bon » et l’autre « mauvais ». Un diapason est un ensemble : le fabricant adapte notamment ses dimensions et sa conception au matériau employé afin d’obtenir la fréquence recherchée.
Le matériau intervient également dans la question de la stabilité. Un diapason métallique n’est pas totalement indépendant de son environnement. Les propriétés physiques des métaux peuvent légèrement varier avec la température, ce qui peut à son tour modifier légèrement la fréquence de résonance de l’instrument.
Dans la vie quotidienne, cela nous rappelle surtout une chose : la qualité d’un diapason dépend autant de sa conception que du nombre qui est inscrit dessus.
C’est un point auquel j’ai accordé une attention particulière pour les diapasons utilisés dans la Phi Therapy®, méthode que j’ai créée autour du travail avec les fréquences.
Les diapasons retenus pour cette méthode sont fabriqués dans un alliage aluminium-acier, choisi avec l’objectif d’obtenir une bonne stabilité et de conserver la précision recherchée dans les conditions atmosphériques habituelles dans lesquelles nous travaillons.
Pourquoi cette notion de stabilité est-elle importante ?
Parce que lorsque l’on investit dans un diapason destiné à devenir un véritable outil de travail, on ne souhaite évidemment pas qu’il soit précis uniquement lorsqu’il quitte l’usine. On recherche un instrument conçu pour conserver ses caractéristiques et être utilisé durablement.
Lorsque vous comparez plusieurs diapasons, ne vous arrêtez donc pas à leur aspect extérieur. Intéressez-vous au matériau, à la conception et aux informations que le fabricant est capable de fournir sur son instrument.
Précision d’un diapason : que signifient réellement les décimales ?
Voilà un deuxième critère qui peut créer beaucoup de confusion.
Imaginons que vous trouviez deux diapasons. Le premier affiche 293 Hz, le second 292,89 Hz.
Instinctivement, vous pourriez penser que le second est nécessairement plus précis et donc de meilleure qualité. Après tout, il affiche deux chiffres supplémentaires.
En réalité, ce n’est pas aussi simple.
Dans le premier cas, la fréquence est indiquée au hertz. Dans le second, elle est donnée au centième de hertz. Mais le nombre de décimales affichées ne nous renseigne pas, à lui seul, sur la précision réelle de l’instrument.
Pour le comprendre, il faut distinguer deux choses.
La fréquence nominale est la fréquence que l’on cherche à obtenir. Si je commande un diapason à 292,89 Hz, c’est ma cible.
Mais fabriquer un objet physique implique nécessairement une certaine tolérance. La fréquence réellement mesurée sur l’instrument peut donc se situer légèrement au-dessus ou en dessous de cette valeur.
C’est pourquoi écrire « 292,89 Hz » sur un diapason ne suffit pas à démontrer que celui-ci produit exactement cette fréquence.
Les décimales deviennent véritablement intéressantes lorsqu’elles correspondent à un cahier des charges précis et à un contrôle réel après fabrication.
Dans le cadre de la Phi Therapy®, nous avons choisi de travailler avec deux décimales lorsque le calcul de la fréquence le nécessite. Cela représente déjà un excellent niveau de définition pour l’usage que nous en faisons.
Alors pourquoi ne pas aller encore plus loin ?
On pourrait imaginer demander un diapason à 292,891 Hz, voire multiplier encore les chiffres après la virgule. Sur le papier, cela paraît encore plus précis.
Mais la précision a un coût.
Plus on demande au fabricant de se rapprocher d’une valeur extrêmement précise, plus les contraintes de fabrication, de mesure et de contrôle augmentent. Et à un moment, il faut se poser une question très pragmatique : est-ce que cette précision supplémentaire apporte réellement quelque chose à l’utilisation ?
Dans notre cas, deux décimales sont suffisantes. Rechercher systématiquement une troisième décimale ferait augmenter les exigences de fabrication — et potentiellement le prix du diapason — sans apporter un bénéfice pratique suffisamment pertinent pour le justifier.
C’est un bon exemple d’un principe que j’aime beaucoup : la précision n’a d’intérêt que lorsqu’elle est utile.
Un diapason avec trois chiffres après la virgule n’est donc pas automatiquement supérieur à un diapason qui en possède deux. Encore faut-il que cette précision soit réellement produite, contrôlée et utile.
Calibrage et marge d’erreur : ce qu’il faut réellement regarder
C’est ici qu’intervient une notion essentielle : la tolérance.
Aucun processus de fabrication n’étant absolument parfait, un fabricant définit généralement une plage dans laquelle l’instrument doit se situer pour être considéré comme conforme.
Reprenons notre exemple du diapason à 292,89 Hz.
292,89 Hz représente la fréquence nominale, c’est-à-dire la cible recherchée. La tolérance indique ensuite l’écart accepté autour de cette cible.
Cette donnée est finalement beaucoup plus intéressante que le simple nombre de décimales gravées sur l’instrument.
Un fabricant sérieux doit pouvoir expliquer comment ses diapasons sont contrôlés et quelle marge d’erreur est acceptée.
Pour les diapasons sélectionnés pour la Phi Therapy®, le cahier des charges prévoit une tolérance de ± 0,5 % autour de la fréquence spécifiée. Les instruments sont testés et calibrés afin de vérifier qu’ils se situent dans la plage définie.
Il est important de préciser qu’il s’agit ici du cahier des charges des diapasons que nous avons retenus. Cette valeur de ± 0,5 % n’est pas une norme universelle applicable à tous les diapasons.
Et c’est précisément ce que je vous conseille de vérifier lorsque vous comparez plusieurs produits.
Un diapason peut afficher fièrement une fréquence à deux ou trois décimales sans que vous sachiez quoi que ce soit de sa tolérance réelle. Un autre fabricant peut annoncer une valeur moins spectaculaire mais vous renseigner précisément sur le contrôle effectué.
Personnellement, je préfère savoir ce qui a réellement été mesuré.
Avant d’acheter, vous pouvez donc vous poser quelques questions très simples : le matériau est-il clairement indiqué ? La fréquence affichée correspond-elle à une véritable spécification ? Le diapason est-il contrôlé après fabrication ? Une tolérance est-elle communiquée ? Existe-t-il un processus de calibrage ?
Ce sont ces informations qui permettent de commencer à évaluer sérieusement la qualité d’un diapason.

Pourquoi certains diapasons coûtent-ils beaucoup plus cher ?
C’est une question que l’on me pose régulièrement : pourquoi trouve-t-on de telles différences de prix entre les diapasons ?
Visuellement, deux instruments peuvent être presque identiques. Ils possèdent tous les deux un manche, deux branches et parfois exactement la même fréquence gravée dessus.
Pourtant, leur prix peut varier considérablement.
Une première partie de cette différence vient du matériau et de l’alliage utilisés. Tous les métaux ne présentent pas les mêmes caractéristiques et ne nécessitent pas les mêmes procédés de fabrication.
Il y a ensuite la qualité d’usinage. La géométrie du diapason participe directement à sa fréquence. Obtenir de manière reproductible une fréquence déterminée demande donc une maîtrise suffisante de la fabrication.
Le niveau de précision demandé intervient également. Produire un diapason qui doit simplement se trouver autour d’une fréquence n’implique pas les mêmes contraintes que fabriquer une série d’instruments devant respecter une fréquence cible et une tolérance définie.
Enfin viennent les contrôles qualité. Tester les instruments, mesurer leur fréquence, les calibrer lorsque cela est nécessaire et écarter les exemplaires qui ne correspondent pas au cahier des charges représentent du temps et du travail supplémentaires.
Et bien sûr, le prix le plus élevé ne garantit pas automatiquement le meilleur instrument.
L’objectif n’est donc pas d’acheter « le diapason le plus cher », mais de comprendre ce que vous payez réellement.
Si deux modèles portent la même fréquence, demandez-vous ce qui les différencie : matériau, fabrication, calibrage, tolérance, contrôles, stabilité…
Vous pourrez alors comparer des diapasons sur autre chose que leur apparence.
Diapason lesté ou non lesté : lequel choisir ?
Une fois la qualité de l’instrument vérifiée, nous arrivons à un choix fondamental : faut-il acheter un diapason lesté ou un diapason non lesté ?
Cette distinction dépend principalement de l’usage recherché.
Pour simplifier, le diapason lesté est particulièrement intéressant lorsque l’on souhaite transmettre une vibration mécanique par contact, tandis que le diapason non lesté permet davantage de privilégier le son et ses composantes harmoniques.
Qu’est-ce qu’un diapason lesté ?
Le diapason lesté se reconnaît immédiatement : il possède des masses fixées à l’extrémité de ses branches.
Ces masses ne sont évidemment pas décoratives. Elles modifient le comportement mécanique de l’instrument et permettent notamment d’augmenter la transmission de l’énergie vibratoire vers son manche.
Une fois le diapason mis en vibration, le manche peut alors être placé sur une zone déterminée afin d’y transmettre physiquement la vibration.
Nous ne sommes donc plus simplement dans l’écoute d’un son qui voyage dans l’air. La vibration mécanique elle-même devient l’outil recherché.
Le 128 Hz permet très bien d’illustrer ce principe. Dans le domaine médical, un diapason à 128 Hz est notamment utilisé pour évaluer la sensibilité vibratoire lors de certains examens neurologiques. L’instrument est mis en vibration puis appliqué sur une zone du corps afin de déterminer si la vibration est correctement perçue.
On rencontre également des diapasons lestés à 256 Hz.
Cela ne signifie cependant pas qu’un 128 Hz ou un 256 Hz soit nécessairement lesté. Une fréquence et la construction d’un diapason sont deux choses différentes. Selon les fabricants et les usages, une même fréquence peut exister sous plusieurs configurations.
C’est précisément pourquoi il est risqué de choisir son instrument uniquement en fonction du chiffre inscrit dessus.
Quand privilégier l’action mécanique d’un diapason lesté ?
La bonne question est : souhaitez-vous principalement entendre et utiliser le son ou transmettre physiquement une vibration ?
Lorsque l’on utilise un diapason lesté en contact avec le corps, on recherche particulièrement cette deuxième possibilité.
Le manche permet de transmettre localement la vibration mécanique produite par l’instrument. On peut donc considérer le diapason comme un vecteur de vibration localisée.
Cette approche doit cependant être distinguée de l’utilisation acoustique d’un diapason non lesté.
Elle demande également davantage de vigilance.
À partir du moment où un instrument vibrant est appliqué directement sur le corps, il devient nécessaire de prendre en considération les précautions d’utilisation et les éventuelles contre-indications correspondant à cette pratique.
Je ne vais volontairement pas les développer ici, car le sujet mérite un article complet. Il est préférable de traiter correctement les différentes situations plutôt que de donner une liste rapide qui risquerait d’être mal interprétée.
Nous consacrerons donc un prochain article aux contre-indications et précautions d’utilisation des diapasons, en particulier lorsqu’ils sont utilisés directement sur le corps.
Pour l’instant, retenez simplement que si votre objectif est avant tout de transmettre une vibration mécanique par contact, le diapason lesté est généralement la configuration à explorer en priorité.
Pourquoi choisir un diapason non lesté ?
Le diapason non lesté ne possède pas les masses placées au bout de ses branches. C’est la forme classique du diapason que la plupart d’entre nous connaissent.
Ici, nous allons davantage nous intéresser au son produit par l’instrument, à sa propagation et à ses différentes composantes.
Car un son ne se résume pas toujours au nombre inscrit sur le diapason.
Lorsque nous parlons, par exemple, d’un diapason à 292,89 Hz, nous indiquons sa fréquence fondamentale. Mais un objet qui vibre produit un phénomène acoustique plus complexe. Différents modes de vibration peuvent participer au son que nous percevons.
On rencontre alors les notions de fréquence fondamentale, de partiels et d’harmoniques.
Si ces termes vous semblent compliqués, pensez simplement à un piano et à un violon.
Ils peuvent jouer exactement la même note. Pourtant, même les yeux fermés, vous reconnaissez immédiatement lequel des deux instruments est en train de jouer. Pourquoi ? Parce que le son ne se réduit pas à sa seule hauteur fondamentale : sa composition participe également à son timbre.
Cette idée est importante pour comprendre pourquoi nous utilisons des diapasons non lestés en Phi Therapy®.
Dans cette méthode, nous ne recherchons pas prioritairement une vibration mécanique appliquée localement par le manche d’un diapason. Nous privilégions le son, sa propagation et ses composantes harmoniques.
C’est donc un choix cohérent avec la manière dont l’instrument est utilisé.
L’utilisation acoustique sans contact n’est évidemment pas identique à l’application mécanique directe d’un instrument vibrant sur le corps. Les précautions ne sont donc pas exactement les mêmes. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille faire n’importe quoi avec un diapason non lesté : l’intensité sonore, la proximité de l’oreille et le contexte d’utilisation doivent toujours rester raisonnables.
Lesté ou non lesté : une question d’objectif
Si vous hésitez encore entre les deux, retenez une règle très simple :
commencez par définir l’effet physique que vous recherchez.
Si vous souhaitez avant tout transmettre une vibration mécanique à une zone déterminée, intéressez-vous aux diapasons lestés conçus pour ce type d’utilisation.
Si vous souhaitez travailler davantage avec le son, la résonance et les harmoniques, vous vous orienterez plutôt vers des diapasons non lestés.
Il n’existe pas un gagnant et un perdant.
Un diapason lesté n’est pas « meilleur » qu’un diapason non lesté, pas plus que l’inverse. Ils répondent simplement à des logiques différentes.
Et ce n’est qu’après avoir déterminé votre usage qu’il devient vraiment pertinent de parler de fréquence.
Quelle fréquence de diapason choisir ?
Nous arrivons enfin à la question qui vient souvent en premier : quelle fréquence de diapason choisir ?
C’est probablement aussi la question autour de laquelle circulent le plus d’informations — et parfois le plus de confusion.
128 Hz, 256 Hz, 432 Hz, 528 Hz, 292,89 Hz… Certaines fréquences deviennent très populaires et finissent parfois par être présentées comme possédant à elles seules des propriétés extraordinaires.
Or une fréquence doit toujours être replacée dans son contexte.
Il n’existe pas une « meilleure » fréquence de diapason
Une fréquence est avant tout une grandeur physique exprimée en hertz. Un hertz correspond à un cycle par seconde.
Cette information nous indique donc quelque chose de précis sur la vibration. Mais elle ne nous dit pas automatiquement pourquoi nous devrions utiliser cette fréquence plutôt qu’une autre.
Selon les cas, une fréquence peut être choisie pour une raison musicale, acoustique ou mécanique. Elle peut aussi appartenir à un système de fréquences utilisé dans une méthode particulière.
C’est pourquoi il n’existe pas, à mes yeux, une fréquence que l’on pourrait simplement présenter comme « le meilleur diapason pour tout le monde ».
Cette prudence est particulièrement importante lorsqu’une fréquence est accompagnée de promesses thérapeutiques extrêmement précises.
Il faut distinguer plusieurs niveaux d’affirmation.
Dire qu’un diapason vibre à une fréquence donnée relève de la physique. Dire qu’une vibration mécanique peut être perçue par le corps est également parfaitement observable.
Mais affirmer qu’une fréquence particulière produit systématiquement un effet thérapeutique précis est autre chose. Une telle affirmation doit être soutenue par des données adaptées.
Je vous conseille donc d’éviter de choisir votre premier diapason uniquement parce qu’un nombre est présenté sur Internet comme une « fréquence de guérison » ou comme la solution universelle à une problématique.
Demandez-vous plutôt : dans quelle pratique cette fréquence est-elle utilisée et pourquoi ?
128 Hz, 256 Hz… comprendre le contexte avant de choisir
Revenons aux fréquences que nous avons déjà rencontrées.
Le 128 Hz est particulièrement intéressant parce qu’il possède un usage très concret dans l’examen de la sensibilité vibratoire. Dans ce contexte, le diapason sert à produire une vibration perceptible qui peut être transmise au corps.
Le 256 Hz est également une fréquence que l’on peut rencontrer parmi les diapasons, notamment dans certains contextes d’évaluation auditive ou dans des modèles destinés à des utilisations vibratoires.
Ces exemples montrent surtout qu’une fréquence ne possède pas un sens unique indépendamment de l’instrument et de son usage.
Imaginez deux diapasons affichant tous les deux 128 Hz.
Le premier est lesté et conçu pour transmettre efficacement sa vibration par son manche. Le second est non lesté et choisi pour ses caractéristiques acoustiques.
Ils possèdent la même fréquence fondamentale affichée et pourtant vous ne les avez pas nécessairement achetés pour faire la même chose.
C’est précisément pour cette raison que la question de la fréquence ne doit arriver qu’après celle de l’usage et de la construction de l’instrument.
Exemple : pourquoi une fréquence comme 292,89 Hz ?
Dans la Phi Therapy®, nous utilisons notamment une fréquence de 292,89 Hz, qui occupe une place centrale dans la gamme.
Je ne vais pas développer ici toute la logique d’accordage qui conduit à cette fréquence, car elle mérite un article à elle seule. C’est un sujet passionnant, mais il nous éloignerait de notre objectif actuel : savoir comment choisir son diapason.
En revanche, cet exemple est très utile pour comprendre l’intérêt des décimales.
Pourquoi 292,89 Hz et pas simplement 293 Hz ?
Parce que lorsqu’une fréquence est déterminée dans le cadre d’un système précis, le résultat obtenu n’est pas nécessairement un nombre entier. Arrondir systématiquement au hertz revient alors à modifier la fréquence cible.
C’est là que toutes les notions vues dans la première partie prennent leur sens.
Si la fréquence recherchée est 292,89 Hz, encore faut-il que le fabricant soit capable de produire un instrument correspondant à cette cible avec une tolérance définie.
Graver le chiffre sur le diapason n’est pas suffisant.
Il faut que la matière, la géométrie, la fabrication et le calibrage de l’instrument soient cohérents avec la précision annoncée.
Et nous retrouvons finalement les trois dimensions de notre choix :
une fréquence choisie pour une raison précise ;
un diapason dont la conception correspond à l’usage recherché ;
une qualité de fabrication suffisante pour produire correctement cette fréquence.
Ces trois critères doivent fonctionner ensemble.
Attention aux fréquences « à la mode »
C’est peut-être l’un des conseils les plus importants que je puisse vous donner lorsque vous débutez.
Ne choisissez pas un diapason uniquement parce que sa fréquence revient constamment sur Internet ou les réseaux sociaux.
Certaines fréquences bénéficient d’une véritable popularité et sont associées à de nombreuses affirmations. Cela peut naturellement donner envie de les tester.
Mais la popularité d’une fréquence n’est pas une preuve de son efficacité pour un objectif particulier.
Cela ne signifie pas non plus qu’il faille rejeter systématiquement toute approche utilisant des fréquences spécifiques. Cela signifie simplement qu’il faut savoir pourquoi on utilise une fréquence et distinguer une hypothèse, une tradition ou une méthode de ce qui a été scientifiquement démontré.
C’est une démarche qui me tient particulièrement à cœur : rester curieux sans abandonner notre esprit critique.
Une fréquence peut avoir sa place dans un système cohérent. Mais le simple fait de lui attribuer un nombre précis ne lui confère pas automatiquement toutes les propriétés que l’on peut lire à son sujet.
Les bonnes questions avant d’acheter son premier diapason
Alors, concrètement, comment procéder ?
Commencez par déterminer ce que vous souhaitez faire avec votre diapason.
Voulez-vous principalement utiliser une vibration mécanique par contact ? Dans ce cas, intéressez-vous d’abord aux diapasons lestés adaptés à cet usage, puis aux fréquences utilisées dans la pratique que vous souhaitez apprendre.
Voulez-vous privilégier le son, sa propagation, la résonance et les harmoniques ? Orientez-vous plutôt vers les diapasons non lestés et vers un système de fréquences cohérent avec votre méthode.
Ensuite seulement, regardez le chiffre.
Et lorsque vous avez identifié la fréquence dont vous avez besoin, revenez aux critères de qualité : quel matériau ? Quelle précision ? Quelle tolérance ? Quel calibrage ? Quels contrôles ?
Cette démarche peut sembler plus longue que de taper simplement « meilleur diapason thérapeutique » dans un moteur de recherche.
Mais elle vous évitera surtout d’acheter une collection de diapasons sans réellement savoir pourquoi vous les avez choisis.
Si vous ne deviez retenir qu’une seule logique de tout cet article, ce serait donc celle-ci :
usage → diapason lesté ou non lesté → fréquence adaptée → qualité et précision de fabrication.
Dans cet ordre.
Conclusion – Bien choisir son diapason, c’est savoir ce que l’on veut en faire
Finalement, choisir un diapason ne consiste pas simplement à choisir une fréquence.
La première chose à regarder est la qualité de l’instrument : le matériau utilisé, sa fabrication, la précision annoncée, la tolérance et le calibrage. Une fréquence affichée avec deux ou trois décimales ne vaut pas grand-chose si l’on ne sait pas comment l’instrument a réellement été fabriqué et contrôlé.
Vient ensuite le choix entre diapason lesté et diapason non lesté. Si vous recherchez principalement une transmission mécanique de la vibration par contact, le diapason lesté peut être particulièrement intéressant. Si vous souhaitez privilégier le son, sa propagation et ses composantes harmoniques, vous vous orienterez davantage vers un diapason non lesté, comme nous le faisons en Phi Therapy®.
La fréquence n’arrive qu’ensuite.
Et c’est probablement l’inverse de ce que nous faisons spontanément lorsque nous découvrons les diapasons !
Nous commençons souvent par chercher « quelle fréquence choisir ? », alors que la première question devrait être :
« Qu’est-ce que je veux faire avec mon diapason ? »
Une fois cette réponse trouvée, le reste devient beaucoup plus logique.
Vous n’avez pas besoin du diapason qui possède le plus de décimales. Vous n’avez pas nécessairement besoin du plus cher. Et vous n’avez surtout pas besoin de la fréquence qui fait actuellement le plus parler d’elle.
Vous avez besoin d’un instrument adapté à votre pratique, suffisamment bien fabriqué pour remplir correctement la fonction que vous lui demandez.
C’est finalement cela, bien choisir un diapason.
Si vous souhaitez approfondir le travail avec le son et les fréquences, vous pouvez également découvrir l’approche que j’ai développée à travers la Phi Therapy® et les formations qui lui sont consacrées.